Vue aérienne du parc de Merlet
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en 2027

Réhabilitation des prairies de l’alpage de Merlet

Le parc de Merlet a ouvert en 1968. Cela fait plus de 50 ans que les prairies de Merlet nourrissent une soixantaine d’animaux, été comme hiver… et ces prairies se sont  considérablement appauvries. Le réchauffement climatique allié à l’exposition plein sud du parc aggrave le phénomène d’assèchement du sol. Pour permettre à la prairie de se régénérer, le site complet a besoin d’une longue pause…

Toutes ces raisons conduisent la Direction du parc à prendre une décision difficile mais nécessaire :

 

En 2027, le parc sera fermé au public (et aux animaux !)

Etat des lieux

  • Le pâturage permanent des animaux appauvrit la diversité des espèces florales et herbacées puisque les espèces les plus appétentes sont broutées davantage, au profit des espèces moins appétentes, qui se développent.
  • Le réchauffement climatique allié à l’exposition plein sud du site et la qualité agronomique très séchante du sol accroit ce phénomène : on trouve à plus de 80% deux espèces : le serpolet et le nard raide. Les deux espèces ne sont pas consommées par les animaux et offrent une valeur alimentaire médiocre.
  • Le réchauffement climatique entraine la disparition des épicéas. Or la forêt de Merlet est constituée essentiellement d’épicéa, avec quelques mélèzes et de rares feuillus (bouleau, noisetier, tremble…)
  • Par ailleurs, le pâturage permanent depuis plus de 50 ans empêche le renouvellement des arbres, toute espèce confondues. Ainsi le peuplement forestier est vieux et trop peu diversifié pour faire face à l’augmentation des températures et les sécheresses de plus en plus fréquentes.
  • La faune sauvage a besoin du couvert des arbres pour se protéger du soleil l’été et s’abriter de la pluie ou la neige l’hiver.
  • Historiquement, Merlet était un village ou une dizaine de famille vivaient en quasi autarcie. La terre était donc suffisamment productrice pour se nourrir en pommes de terre, légumes, viande et lait. Nous souhaitons retrouver le potentiel productif des parcelles.

Mise en oeuvre et calendrier


Dès 2023, un inventaire floristique sera mené sur les prairies de Merlet ainsi que sur une prairie « témoin » à une altitude similaire.


Une recherche ou récolte de semences locales est nécessaire. Les variétés fourragères de bonne valeur alimentaire seront préférées.
Un partenariat avec une pépinière pour les plantations d’arbres est envisagé courant 2024.

 

En 2026, les animaux seront conduits et hébergés dans un autre enclos, sous Merlet. 


En 2027, les animaux n’étant pas présents, l’enclos du bas n’étant pas visitable, il est prévu une fermeture du site au public.

les travaux en detail

– Coupe de certains épicéas trop vieux ou malades

– Plantation de mélèzes, érables, hêtres, merisiers, bouleau, sorbiers, alisiers, noisetiers, dans les parties forestières
– Plantation de fruitiers à proximités des chalets : pruniers, pommiers, poiriers, cognassiers
– Création de structures protectrices de ces plants (poteaux, grillage haut)
– Broyage et labour peu profond des prairies mécanisables
– Ensemencement en espèces fourragères et floristiques locales
– Arrosage si besoin
– Apport d’amendement organique
– Aménagement d’un potager paysager, protégé d’une clôture discrète

Elégante biche au parc de Merlet

Pourquoi les animaux ne peuvent pas rester ?

Pour mener à bien ces travaux, les animaux ne peuvent pas rester sur la surface ; ils mangeraient les plants et jeunes pousses d’herbe.

Eric Martel - Les trois biches

Où vont aller les animaux ?

Un enclos sera créé entre 2022 et 2024, situé sous le parc actuel (sous réserve de l’accord du service urbanisme de la commune). Cet aménagement sous Merlet s’accorde avec le projet d’agroforesterie et l’élevage de porcs laineux notamment. Le cheptel sera donc diminué en nombre dès 2026. Un passage temporaire sur la route communale est nécessaire pour basculer les animaux sous Merlet.

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